ScrMerc 47 (2018)

Inhalt

Krešimir Matijević: Kunsthandel in der späten römischen Republik, 5–35

Art trade in the Late Roman Republic – Summary
Contrary to the general view that Cicero’s letters testify to a lively art trade between Italy and Athens, it can be ascertained that the famous orator was obviously either unable or unwilling to purchase the desired furnishings for his villa locally, i.e. in Rome or Campania. However, he did attach importance to the fact that all steps of the transaction were organised either by himself or Atticus, i.e. the purchase, the money transfer for and, in particular, the transport of the goods, not only to Italy, but also from the port to the villa itself. For this, there are two possible explanations: Either the works of art Cicero wished to obtain for his villa at Tusculum could not be purchased in Italy, which would then speak against the lively art trade propagated by research. Or Cicero hoped to save money by utilising Atticus as his agent, a fact indicated in their correspondence. The same applies to the transport of the pieces he acquired: Either a shipment with the aid of the in the article mentioned Lentulus was cheaper, or it was the most expeditious choice, seeing there was no regular shipping between Athens and Rome, resp. Campania, that Cicero could have used for the transport of his numerous statues and other objects. This raises the question whether Cicero’s method of obtaining Greek art was the exception or the rule in the first half of the first century BC. At any rate, his letters dating to the early sixties B.C. cannot be used as evidence for an intensive trade with Athenian art workshops. Furthermore, Cicero’s purchases, as documented in the forties of the first century B. C., do not correspond to the picture presented by research, since the former consul at least in part acquired second-hand works of art. The connection between the Mahdia shipwreck and Cicero’s letters can be seen in the type of works of art mentioned in ancient documents – and not merely in Cicero’s writings – and those actually discovered in the cargo of the sunken ship. Furthermore, the target group of the shipment would have been rather wealthy customers. However, the location of the wreck makes it impossible to clearly locate its recipients in Rome or Campania. It should also be borne in mind that some researchers associate the wreck with the sacking of Athens by Sulla. This would mean that the cargo would not have consisted of trade goods, but of loot.

Commerce d’objets d’art à la fin de la république romaine – Résumé
Contrairement à l’opinion générale, que les lettres de Ciceron témoignent d’un intense commerce d’objets d’art entre l’Italie et Athène, on a dû constater que le célèbre orateur ne pouvait ou ne voulait de toute évidence pas acheter la décoration d’intérieur souhaitée pour sa villa sur place, par conséquent à Rome ou en Campanie , mais attachait beaucoup d’importance au fait d’organiser lui-même ou Atticus chaque démarche de transaction : l’achat, le transfert d’argent et en particulier le transport de la marchandise non seulement vers l’Italie mais aussi le transport du port à la villa. Il s’offrent deux explications possibles : les objets d’art que Cicéron souhaitait acquérir pour son Tusculanum n’existaient pas en Italie, ce qui contredirait le point de vue sur le trafic intense des objets d’art propagé par la recherche, ou alors Cicéron espérait, par le biais de Atticus économiser de l’argent. Par ailleurs il existe des notices dans les lettres de Cicéron à ce sujet. Il en est de même pour le transport des pièces acquises : soit le moyen de transport par voie maritime avec le dit Lentulus était moins cher, soit cela était la solution la plus rapide parce qu’ il n’existait pas encore de trafic maritime régulier entre Athène et Rome ou Campanie, lequel Cicéron aurait pu utiliser pour transporter ses nombreuses statues et autres pièces. La question suivante se pose : la façon de faire de Cicéron de s’approprier des objets d’art grecs au cours du demi-siècle av. J.-C. était-elle plutôt exceptionnelle ou règle générale ? Ses lettres datant du début des années 60 av. J.-C. ne peuvent en aucun cas être prises en considération comme témoin d’un intense commerce avec les ateliers d’objets d’art athéniens. D’autre part l’acquisition d’objets d’art par Cicéron au cours des années 40 du premier siècle av. J.-C. ne correspond pas non plus à l’image laissée par la recherche, sachant que le consul ait laissé acheter des objets d’art d’occasion. Le genre d’objets d’art décrits et mentionnés dans les documents antiques – pas que dans les lettres de Cicéron – et en partie bel et bien retrouvés dans la cargaison du bateau perdu, témoignent du rapport entre l’épave du Mahdia et les lettres de Cicéron. En outre concernant la clientèle visée il devait là s’agir d’acheteurs privilégiés. L’endroit de la découverte de l’épave ne permet pas une géolocalisation explicite du destinataire à Rome ou en Campanie. En outre il faut considérer que certains groupes de la recherche font le lien entre l’épave et la destruction d’Athène par Sulla. Dans ce cas le contenu de la cargaison ne serait plus de la marchandise commerciale mais on parlerait alors de butin.

Daniel Kaune: Lobbyismus in der Rhein-Metropole? Handeltreibende und Rechtsprechende im spätmittelalterlichen Basel, 37–72

Lobbyism in the Rhine metropolis? Tradesmen and lawmen in Late-Medieval Basle – Summary
Although cashless transactions and associated practices concerning credit and debt had become widespread by the fifteenth century at the latest, the German-speaking historical studies on the subject have only tackled this issue fairly recently. The questions posed so far yield extremely rewarding material, examining not only financial business itself but also its respective social context. Nevertheless, jurisdiction, thanks to which we have accounts of credits and debts, often suffers from a fairly casual treatment. However, as this paper identifies debt practice as being a subject of legal practice, debt or consumer loans as an early form of financial business are not its main focus of interest. Instead, the anachronistic term ‘lobbyism’ shall be applied to draw attention to the Late Medieval trading companies and the families at their helms, who achieved a social ascent to patrician status in the course of the fourteenth and fifteenth centuries. The premise here being that some traders might have influenced their respective councils and courts to further their own interests. In this sense, this paper represents a balancing act between the topics of legal, economic and social history. The question indicated in the title must remain unanswered until the end, however, the topic can be discussed on the basis of two case studies: Both the example of the Halbysen Society from Basle and that of the Diesbach-Watt Society from Berne date back to the fifteenth century and were documented in court proceedings discussing questions of guilt. Both case studies fail to provide any direct statements on the debt economy of the Late Middle and Early Modern Ages. Still, they indirectly demonstrate the possible consequences arising from debt practice and what statements can be made about the societies practicing it. Overall, the examples from Basle and Berne serve to reveal a city’s internal power mechanisms and strategies connecting different cities. These, however, should not be generalised lightly: On the one hand, the two are individual examples; on the other hand, source material is sketchy. Nevertheless, it becomes clear that if examined within their contemporary context, sources specific to debt offer the possibility for an investigation of legal and commercial practice in Late Medieval and Early Modern cities. If one disregards contemporary jargon and looks for ‘lobbyism’ in the Rhine metropolis, one can conclude that the dividing line between the pursuit of legitimate and illegitimate interests was extremely blurred and that the boundary between politics and business was unclear.

Le Lobbyisme dans la métropole rhénane ? Bâle, métropole commerçante et judiciaire à la fin du Moyen-Age – Résumé
Le paiement sans numéraire et en même temps, les pratiques de crédit et de dettes vont s’établir d’une façon généralisée au plus tard vers le début du 15e siècle, cependant les scientifiques de l’histoire allemande ne traiteront ce sujet que bien plus tard. Les questions génératrices sont singulièrement méritantes, elles analysent en plus du côté financier également leur contexte social. Cependant, la juridiction, inhérente aux crédits et aux dettes, est très souvent traitée incidemment. L’essai présent explique la pratique des dettes en tant que partie entière des pratiques de juridiction, et de cette façon, les dettes ou les crédits à la consommation qui constituaient plus tôt la principale forme du marché financier, ne se trouvent pas être d’un intérêt primordial. Au lieu de cela, le terme anachronique « lobbyisme » devrait nous donner un aperçu sur les sociétés commerçantes de la fin du Moyen-âge et également sur leurs familles respectives, pour lesquelles on put noter une promotion sociale dans la bourgeoisie durant le 14e et le 15e siècle. Il nous sera rapporté entre autres, que certains administrateurs de société commerciales ont pu influencer à leur profit personnel les conseillers et les instances juridiques de leur ville. Dans cet esprit, le présent article tente de concilier les différents points de vue sur les plans juridiques, économiques et sociaux. La question primordiale restera ouverte jusqu’à la fin, cependant le sujet peut être discuté au regard de deux exemples : D’un côté, l’exemple de la société Halbysen de Bâle et également celui de la société Diesbach-Watt de Bern, datant tous deux du 15e siècle et qui se trouvèrent pour des questions de dettes, à être rapportées devant le tribunal. Bien que ces deux exemples ne donnent pas de témoignages directs sur la pratique et l’usage des dettes durant les périodes du Moyen-âge et du début des temps modernes, elles montrent indirectement, quelles conséquences résultent de l’usage de dettes et quelles affirmations nous pouvons porter concernant les sociétés qui emploient cette pratique. Avec les exemples de Bâle et de Berne, il est possible de révéler des instruments de pouvoir ainsi que des stratégies ayant des effets au-delà des communes. Ces considérations ne peuvent pas être inconsidérément généralisées : D’un côté il s’agit d’exemples singuliers, de l’autre côté la source d’information est maigre. Malgré tout, il en ressort que les sources se rapportant aux dettes permettent dans le contexte de l’époque d’analyser les pratiques juridiques et commerciales dans les villes aux époques du moyen âge et du début des temps modernes. Si l’on néglige le jargon de l’époque et si l’on cherche à savoir le sens de « lobbyisme » dans la métropole rhénane, il est facile en conclusion, de reconnaître que la différenciation entre la représentation légitime et illégitime d’intérêts particuliers est très floue et que la limite entre politique et pouvoir n’est pas évidente.

Hans-Joachim Kraschewski: Die Pocharbeit. Innovative Arbeitsmittel zur Erzaufbereitung im vorindustriellen Hüttenbetrieb des Harzes, 73–100

Stamp milling. Innovative ore processing equipment in pre-industrial smelting in the Harz mountains – Summary
A result of the problem addressed here is the finding that the substantial expansion of the central European mining industry in the Early Modern Age was stimulated and achieved to some considerable extent by innovations in metallurgy made in the Harz. Technological changes in metallurgy and smelting coincided with a strong increase in demand for silver in the period under consideration. The technical progress encouraged by the territorial rulers had a lasting effect on the stimulation of mining and smelting operations, while simultaneously promoting Early Modern statehood. After the Thirty Years’ War, the production of smelting works was no longer based on the production capacity of the mines. Rather, they were dependent on the economically available energy resources (wood / charcoal / watercourses / ponds as water reservoirs), the number and size of smelting works with their stamp mills and an increase in volume of the processing of clean ore. These factors presented altered implementations of traditional technical operating procedures. The question of transport costs for ore, slag and charcoal presented additional operational costing factors. Additionally, for stamp milling, problems of uncertainty and risk also remained pertinent (as, e.g. in the melting process), as the alternatives for sampling and cross-checking or the consequences of such procedures were unknown or uncertain. Together with an intensification of labour, the effect of the waterflow, the greater impact force and an accelerated lifting speed of the stamp punches meant that wet stamp mills made a considerable contribution to the use of lower grade ores, a treatment of which was previously only inadequately possible. In addition, the permanent, heavy work of ore crushing was made easier for the smelters. The actual mechanism serving to accelerate the process of stamp milling lay in the improved controlling of operational sequences by means of the cooperating system of differentiated downstream workflows: All elementary parts of stamp milling (i. e. processes) formed a unit by means of the system itself and only within the functional context of the system. The work results of the stamp mills were conclusive, since they correlated with the technical equipment in a controlled manner.

Concassage du minerai ( Bocarder ). Outil de travail innovatif pour traiter le minerai dans les forges de la région du Harz à l’époque préindustrielle – Résumé
Le résultat des questions soulevées nous laisse retenir que le puissant développement de la conjoncture minière et métallurgique du début des temps modernes fut en grande partie stimulé et fournit par les innovations dans les forges du Harz. Le changement technologique dans la métallurgie et au sein des forges coïncide avec une forte croissance de la demande d’argent dans la période examinée. Le progrès technique encouragé par les hommes de pouvoir du pays stimulait l’exploitation des mines et la métallurgie de manière durable, et en même temps il préparait le chemin de la création étatique du début des temps modernes. Après la guerre de 30 ans, la production des fonderies ne s’orientait plus sur la production minière des mines mais selon le point de vue des gestionnaires, sur les ressources d’énergie disponibles comme le bois, le charbon, les cours d’eau, les lacs pouvant server de réservoirs d’eau, sur le nombre et la taille des fonderies avec leurs espaces de concassage et sur l’augmentation en quantité de l’exploitation de la « Schliege ». Tous ces facteurs étaient des nouveaux facteurs pour le fonctionnement d’une entreprise. Il s’y ajoute la question du facteur de calcul opérationnel concernant les coûts de transport du minerai, des scories et du charbon de bois. Les problèmes de l’insécurité et du risque restent constamment présents concernant le processus de concassage (bocarder) (ainsi que le processus de fonte), car les essais et contre-essais ainsi que le résultat des expériences étaient inconnus et incertains. Le moyen de travail innovatif du concassage à l’aide d’eau aida d’une façon considérable l’exploitation des minerais de faible contenu dont le taux de traitement n’avait jamais été atteint au préalable. S’y ajouta l’allégement du travail pénible et permanent du pilage des minerais par les ouvriers. Ceci est dû à l’effet de l’eau, à une plus grande puissance de frappe et à la vitesse d’accélération du bras de levage du marteau et enfin grâce à l’intensification du travail. A vrai dire le dispositif d’accélération du concassage venait de l’amélioration des possibilités de contrôle du fonctionnement de l’entreprise liée à la coopération d’un système de différents réseaux ajoutés au processus de fabrication : tous les processus élémentaires du concassage constituaient une entité à travers le système en lui-même et seulement dans le contexte du fonctionnement du système. Les résultats de travail de concassage étaient concluants du fait qu’ils étaient en corrélation avec les équipements techniques

Rolf Walter: Alexander von Humboldt: Der Mann ohne Grenzen und sein Aufbruch in die Moderne: Global und universal denken und handeln, 101–117

Alexander von Humboldt: A man without limits and his departure into the Modern Era: global and universal thought and action – Summary
Humboldt’s diverse and accurate observations are constantly embedded in concepts, philosophies and well-founded world views. A few typical examples can be taken from his important travel work. At the beginning and at the end of each chapter there are philosophical considerations offering the interested reader a kind of ‘leitmotif’, a guideline in order not to become lost within Humboldt’s occasional abundance of detail. This served to emphasise and preserve a certain uniformity and wholeness of what he liked to refer to as “nature paintings”. His world view was and remained rooted in the tradition of humanism. Nowhere is this more evident than in his observations of matters alien, in the description of indigenous peoples. For him, the unity of humanity and human culture was a reality. In his view, Indians were just as capable of aspiring to greater goals, even if he did not see them on the same level of development as the Europeans of his time. However, together with his friend Georg Forster, Humboldt at all times defended the moral obligation to stand up for the equal development of other peoples. His personal encounters with indigenous people over the course of many years, as well as his temporary living with them, gave his writings a credibility and validity making him appear not only as a “philosopher”, but also as a writer of high authenticity and universal architect of a fascinating natural depiction of the tropics and the New World. Seen in this light, he stands not only in the tradition of Georg Forster, whom he called his “friend”, but also in that of French travelogues by Bernardin de Saint-Pierre. Summarising the explanations above, it might be concluded that Alexander von Humboldt could be regarded as a kind of “bridge” between B. de Saint-Pierre and the structural ethnology and anthropology of a Claude Lévi-Strauss.

Alexander von Humboldt : L’homme sans frontières et son départ dans la modernité : Pensées et actions globales et universelles – Résumé
Les multiples et précises observations de Humboldt sont constamment intégrées dans les concepts, les philosophies et les visions du monde. Certains exemples typiques sont tirés de son remarquable ouvrage sur le voyage. Au début et à la fin d’un chapitre on rencontre des visions philosophiques qui offrent au lecteur intéressé un fil rouge pour lui permettre de ne pas se perdre dans la multitude de détails précis apportés par Humboldt. Et cela permet également de souligner et de conserver une certaine Unité et une certaine totalité, celles même qu’il aime appeler « peintures naturelles ». Sa vision du monde reste très ancrée dans la tradition de l’humanisme. Et celle-ci y est encore plus prononcée lorsque l’on considère le regard qu’il porte sur l’Étranger, principalement dans ces descriptions de peuples indigènes. L’unité de l’humanité et de la culture humaine furent pour lui vraiment très importantes. Aussi concernant les Indiens, il avait une aspiration à d’objectifs toujours plus élevés, même s’il ne considérait pas celle-ci au même niveau que celui du développement européen de son époque. Avec son ami Georg Forster, il soutenait toutefois et en tout temps l’obligation morale de s’engager pour un développement à parité des autres peuples. Sa rencontre directe avec les peuples indigènes pendant de longues années avec lesquels il a également partagé temporairement sa vie, donne crédit à la crédibilité et à l’authenticité de ses écrits qui ne le laisse pas apparaître uniquement comme « philosophe », mais comme un littéraire authentique et un architecte universel des peintures naturelles des Tropiques et du nouveau monde. Vu sous cet angle, il conviendra de le considérer, non pas uniquement dans la tradition d’un Georg Forster, qu’il appelait son « ami », mais également dans la catégorie des récits de voyage français d’un certain Bernardin de Saint-Pierre. En résumé, toutes ces considérations nous permettent de constater qu’ Alexander von Humboldt aura servi comme pile de pont entre B. de Saint-Pierre et les ethnologies et anthropologies structurelles d’un certain Claude Lévi-Strauss.

Rolf Walter: Räume, Institutionen und Akteure. Theoretische Konzepte und empirische Befunde zur industriellen Entwicklung an Beispielen aus der südwest- und mitteldeutschen Wirtschafts- und Gesellschaftsgeschichte, 119–160

empirical findings on industrial development using examples from the economic and social history of South-Western and Central Germany – Summary
This study deals with the theoretical and empirical foundations of historical research on industrialisation, using the regional examples of South-Western Germany (particularly Württemberg) and Central Germany (with a focus on Thuringia). Stemming from the author’s experiences and findings in the course of a project of the Robert Bosch Foundation on Industrialisation in Southwest Germany (1750–1914), the aim is to give some input to a research project by the Jena historians Stefan Gerber, Werner Greiling and Marco Swiniartzky on the subject of “Industrialisation, Industrial Culture and Social Movements in Thuringia”. It is hoped that this will lead to new insights into comparative historical regional research, on the basis of sources and information from two German economic regions and open up new avenues for comparative historical regional research. Particular attention was paid to the entrepreneurial forces and the long-term historical conditions, which imparted the economic development with a remarkable dynamism.

Espaces, institutions et acteurs. Concepts théoriques et résultats empiriques de l’évolution industrielle en s’inspirant de l’exemple de l’économie et l’histoire de la société du sud-ouest de l’Allemagne et de l’Allemagne centrale – Résumé
L’étude présente traite les principes théoriques et empiriques de la recherche de l’industrialisation et prend en exemple les régions du sud-ouest de l’Allemagne (en particulier le Württemberg) et de l’Allemagne centrale (principalement : la Thuringe). Le but est de donner ici et là une nouvelle impulsion à un projet de recherche des historiens de la ville de Jena, Stefan Gerber, Werner Greiling et Marco Swiniartzky, concernant le thème de « l’industrialisation, la culture de l’industrie et le mouvement social en Thuringe » qui découle des expériences et les résultats acquis par l’auteur dans le cadre d’un projet de la fondation Robert-Bosch sur l’industrialisation de l’Allemagne de l’ouest (1750–1914). On espère par ce fait bénéficier de nouveaux éléments de comparaison historiques basés sur les sources et les connaissances solides de deux espaces économiques allemands au niveau de la recherche régionale et de lui trouver d’autres débouchés. Une attention toute particulière s’adresse aux forces des entreprises et au caractère conditionnel historique de longue date, qui ont donné une remarquable dynamique au développement économique.

Robert Peters/Paul Thomes: Ein Modell zur strukturierten Analyse von Veränderung als Plädoyer für eine integrierte Vergangenheits-, Gegenwarts- und Zukunftsperspektive, 161–190

A model for the structured analysis of change as an argument for an integrated perspective of past, present and future – Summary
We are formulating a methodology for the systematic investigation of processes of change. It will address both historical and current issues. The basic element represents an explicit analytical approach ex ante. Among others, it permits the authentic recording of the reciprocity of experiences and expectations as actionable categories as defined by us, taking into account the duality of structure and action. On this basis, we shall refine proven models of social science (e.g. from innovation management) into a system model. Hereby we will combine the STEPLE approach, an integrated three-phase model of change (SLT) designed by us, with the Multi-Criteria Impact Analysis (MCIA) to form a Retrospective Forecasting Tool (RTF).

Un modèle d’analyse structurée des modifications en qualité de plaidoyer pour une perspective intégrée du passé, du présent et du futur – Résumé
Nous élaborons une méthode pour une vérification systématique des processus de modifications. Celle-ci concerne non seulement des questions historiques mais aussi des questions actuelles. L’élément de base représente un ex ante système d’analyse explicite. Il permet entre autres le relevé précis et authentique de la réciprocité des expériences et des attentes au niveau des catégories que nous avons définies comme étant signalétiques en prégnant en considération la dualité structure et application. C’est sur cette base que nous perfectionnons des modèles sociologiques efficaces (entre autres le management d’entreprises) pour en faire un modèle de système. Nous combinons en l’occurrence le STEPLE, un modèle trois phases de modifications intégré, que nous avons conçu (SLT), ainsi que le Multi-Criteria Impact Analysis (MCIA) en un Retrospective Forecasting Tool (RTF).

Jeanette Granda: Hermann Kellenbenz als Kulturhistoriker, 191–208

Hermann Kellenbenz as a cultural historian – Summary
The academic and institutional alignment of a scientist generally determines his classification. In the case of Hermann Kellenbenz, this would be as an economic and social historian. However, an intensive examination of his life – in particular his scientific socialisation – and his work provide insights broadening such an obvious classification. The scientific character of Kellenbenz proves itself difficult to categorise. His topics were varied, while his focus was the historical individual in all his facets, in connection with the circumstances of his time. He is, thus, neither merely an economic, nor a social historian. The category of cultural historian, however, seems to make him more palpable. The ambiguity of the term “culture” provides the means of a less strict placement of him as a scientist. A comparison with Ute Daniel’s concept of cultural history reveals that his works and his notion of history conform to the demands and goals of cultural history. This provides the opportunity of greater impartiality when viewing him as a scientist and to perceive his oeuvre from different angles. This was also his own claim in dealing with science and scientists, and could also be an opportunity for other examples.

Hermann Kellenbenz l’historien de la culture – Résumé
L’affiliation d’un scientifique à une académie ou à une institution prédéfinit communément sa classification. Dans le cas de Hermann Kellenbenz la classification désignée était : Historien des sciences économiques et sociales. Mais en analysant sa vie de plus près, avant tout la socialisation scientifique et son oeuvre donnent un aperçu facile à comprendre combien la classification fixée peut être élargie. La nature scientifique de Kellenbenz se laisse très difficilement attribuée à une seule catégorie. Ses thèmes étaient diversifiés. Il se focalise sur l’individu historique sous toutes ses facettes, conjugué avec les circonstances du temps et par voie de conséquence il n’est ni seulement historien des sciences économiques ni seulement historien social. La dénomination « historien de la culture » semble toutefois le rendre plus accessible. La vague définition du terme « culture » recèle le potentiel de mieux situer le scientifique. Le rapprochement fait avec le Credo historique culturel de Ute Daniel démontre que ses oeuvres et sa vision sur l’histoire est conforme aux revendications et aux objectifs de l’histoire culturelle. Ceci permet de découvrir le scientifique sans préjugé et de contempler son oeuvre sous plusieurs angles. Ceci était précisément le but de sa relation avec la science et ses scientifiques et par ce fait peut être une chance pour d’autres exemples.